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Grégory Baudouin

Grégory Baudouin

Patriote et Républicain, ancien membre des Troupes Aéroportées, Président-Fondateur du Cercle Jean Moulin, mes références sont Jean Pierre Chevènement & Jean Moulin.


du courage (bis) par Grégory Baudouin

Publié par Grégory Baudouin sur 26 Novembre 2013, 23:59pm

Catégories : #Grégory Baudouin, #la Chronique

 

« Lucien Neuwrith est décédé ». Il s’agissait d’un Gaulliste, d’un vrai, pas de ces gaullistes de pacotille qui s’autoproclament grands défenseurs et possesseurs de la pensée du grand Charles. Ancien Résistant, ancien des Troupes Aéroportées, ancien SAS, il savait, lui, ce qu’était le courage tant dans l’engagement humain et physique que plus tard en politique.

 

Il avait été de ces politiques qui eurent le courage par conviction d’avancer des idées y compris contre son camp, avec la possibilité de ne pas être suivi et donc de ne pas être investi par ses pairs pour une élection suivante. Il avait eu le courage d’être impopulaire parmi les siens, afin d’être non pas dans l’air du temps mais d’avoir un temps d’avance pour l’Homme. Pour le bien de l’Homme, de l’homme et de la femme en faisant voter la loi éponyme sur la contraception. Et pourtant si peu de jeunes filles savent qui est Lucien Neuwrith aujourd’hui… il avait un but qui pouvait s’apparenter à une recherche euristique.

 

(Rue de Montreuil)

 

D’autres viennent en politique, non pas pour un idéal, non pas pour des idéaux, mais pour une place à un instant T puis pour faire carrière après avoir goûté aux ors de la République. Nous n’avons que peu d’hommes politiques aujourd’hui et encore moins d’hommes d’État, lesquels à mon sens se comptent sur les doigts d’une main.

 

D’aucuns jettent l’éponge avant même d’être allés au combat. D’aucuns n’ont plus le courage d’affronter le suffrage universel, sûrs d’une déculottée. Un exemple, un seul : parachutée dans une ville qu’elle eut la disgrâce de prendre à ses ex-alliés par des manœuvres dilatoires (pendant que ses ex- administrés et acolytes organisés une « chouille monstre » afin de fêter son départ de Dôle), mÂdame Voynet s’est ensuite assise sur ses convictions sur le non-cumul des mandats pour s’assoir dans un fauteuil de sénateur-maire et en en prenant le rythme, tout en omettant d’en prendre le pouls au cours de son mandat, ce qui est un comble pour un médecin urgentiste – réanimateur.

 

D’aucuns, à gauche comme à droite, disent qu’elle rend la ville pis qu’elle ne l’a trouvée. Ce n’est plus une belle endormie, mais un coma avancé. C’est surtout un constat d’échec et la belle s’autorise l’euthanasie de sa carrière locale, certainement pour tenir d’autres plateaux mais qui ne seront point médicaux. Entres les belles théories et la réalité, il est des frontières que les san- papiéristes se refusent à passer et il semble que les Verts, comme le FN soient bien incapables de diriger des grandes villes, à tout le moins de traduire en actes concrets leurs envolées lyriques, bien pensantes et humanistes.  Après leur gestion, les villes se ne sont que terrains vagues au sens figuré mais aussi au sens propre. Terrains vagues que mÂdame le maire n’hésite pas à réquisitionner avec forces de relations et d’appuis pour faire accélérer les procédures, et à faire charger les forces de l’ordre pour déloger les Roms qui font si peu carte postale dans son paradigme.  Et ceci, encore une fois, à l’encontre de toutes les généreuses théories du parti en la matière.

 

Le courage pour les Verts eut été de renoncer à des accords et de se présenter au suffrage universel afin de se compter. Le courage pour les Verts eut été de fait de renoncer aux groupes dans les assemblées. Le courage pour les Verts eut été, dès la première couleuvre, pardon, dès le premier boa, de se retirer du gouvernement. Mais entre la théorie des discours et les actes, entre dire  « yakà » et le courage de faire….

 

Mais une question me vient à l’esprit : est-il vraiment donné à tout le monde d’avoir du courage et donc de faire une carrière politique ? …

 

L’heure du repos n’est pas encore arrivée, que la Force soit avec vous, Salut et Fraternité.

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