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Grégory Baudouin

Grégory Baudouin

Patriote et Républicain, ancien membre des Troupes Aéroportées, Président-Fondateur du Cercle Jean Moulin, mes références sont Jean Pierre Chevènement, Jean Moulin et le Général de Gaulle


Cent balles de philosophie par Jean Claude Blanc

Publié par Jean Claude Blanc sur 9 Avril 2014, 19:58pm

Catégories : #Jean Claude Blanc, #la Chronique

ar Les moralistes politiques

Vont secourir la République

Dès qu’ont parlé, pas de réplique

Tous pour la loi, rien dans les tripes

 

Le chansonnier, jugé d’avance

Pauvre d’esprit, pourtant il pense

Avec les sages, peut pas lutter

De leur coterie, en sera jamais

 

Rouvrir les plaies, ça fait souffrir

Faut pas toucher aux dignitaires

Se branlent entre eux, pour pas subir

Le sort modeste, des prolétaires

 

Je vois venir, vertueux sermons

« Le démago, est cornichon »

Bien sûr, à eux, la science infuse

Du populo, ils s’en amusent

 

Le décalé, la merde sème

Comme la plupart des français

Les faux prophètes, sont qu’une poignée

Voudraient encore tirer les rênes…

 

Nous font le coup, de l’unité

« Peuple français, humanisé 

Dupont la joie, est un rétro

Ses réflexions, volent pas haut »

 

Eplucher la Constitution

A la jugeote, ça fait du bien

Servent à rien, les élections

Faut prendre en main, notre destin

Sans godemichés, jouir enfin

 

Quand ils se sentent insultés

Les puits de science, ont la dent dure

Perdent d‘un coup, sérénité

Leur arme fatale, c’est la censure

 

17000 gus dans la rue

J’entends, déjà les commentaires

Sont des paumés, des va-t-en guerres  

Aux diverses mœurs dissolues

 

Même Marine est dépassée

La marée monte, la haine déborde

Elle fait semblant, de démontrer

Comment il faut, rétablir l’ordre

L’Etat de Droits, souvent paresse

Quand c’est l’alarme, réagit

Doit faire donner ses CRS

Passent l’arme à gauche, les insoumis

 

C’est du théâtre, grandeur nature

Chacun décore sa devanture

Châtier le peuple, une autre histoire

Nobles seigneurs, la tête à part

 

Les grosses tronches, de tous ordres

Communient dans la même paroisse

S’opposent, juste pour la forme  

Car en coulisse, ils s’embrassent

 

On se complait dans l’équivoque

Choc des mots, pour les schizos

Interprétés par les bobos

Faible cerveau, tellement baroque

 

Négationnistes, et même fachos

Etiquetés ces pauvres zéros

On satisfait arrières pensées

Se prétendant du bon côté

 

Cioran, ça rime avec tourment

Sa vérité est bien cruelle

Ecartelée notre conscience

Sans le confort intellectuel

 

Les clans, les castes, solidaires

Ça va sans dire, nous ignorent

Car les démiurges, n’ont jamais tort

Sont aversifs à la misère

 

Libre comme l’air, le libertaire

Artiste, s’amuse à taquiner

Bien sûr sa Muse et l’arbitraire

L’art politique, très bon sujet

 

1er degré, second degré

Les contempteurs, comptent sur leurs doigts

Est-ce du lard ou du cochon

Genre comique, ou trublion

 

Même rigoler, fait des dégâts

Flinguer l’Etat, pas bon aloi

Parler de cul, ça réjouit

Dans notre humour, faut faire le tri

Manquant de foi, n’ai pas le choix

Hors des urnes, donne de la voix

Démocratie, pieuse pucelle

Si elle est solide sur ses cannes

N’a rien à craindre, d’un ménestrel

Faudra toujours, un fou du roi

 

Bouc émissaire, le pamphlétaire

Doit pas blesser, les dignitaires

C’est plus le siècle des Lumières

Si Montesquieu, l’avait bouclé

Voltaire, valais des majestés

Qu’en serait-il des libertés…

 

Restent Finkelkraut, Henry-Levy

Pour de branchées philosophies

Je retire vite, ce que j’ai dit

Pour un mot dit, vais être maudit

 

Pas flamboyant, modèle social

Pour le railler, faut de l’audace

Sont en balance, nos connaissances

Sciences humaines, n’ont plus de sens

 

Plus de partis, que des idées

Tous unanimes pour vivre en paix

Tendance à l’uniformité

Plus citoyens, que des sujets

 

Fracture fatale, dans les cités

Coupée en 2, la société

Y’a les instruits et les incultes

Se côtoient plus, que les insultes

 

Rétrograder, c’est ralentir

Changer de vitesse, c’est plus prudent

Faire le point, pour réfléchir

Sur l’avenir faire des plans

 

C’est mon avis, je le partage

Pas intégriste, ni sectaire

Infatué, livre message

Brin mégalo, avide de plaire

 

« Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs

Partageons, tous ensemble la rigueur

Plus de leçons de morale, de promesses illusoires

Plus de bénis oui, oui, au journal télé du soir

Car ceux qui règnent en maitres, sont comme nous mortels

Des illustres personnages, on en compte à la pelle

Sont morts et enterrés, le destin est cruel…. » 

Rockeur à ma manière, merci Eddie Mitchell

 

Le boogie, c’est ma vie, j’en ai la panoplie

Me déguise en cowboy, pour chasser mes angoisses

Dans ma ville, sans apaches, résistent les caïds

J’appelle Billy le Kid, sinistre tueur à gage

Car il est là pour ça, sa loi, faire un carnage

 

« La guerre de sécession, elle a cessé c’est sûr »

Exercice de langage, vous le livre en pâture

Confédérés du sud, vaincus par les anglais

Coexistent cependant, juste par intérêt

 

Comme quoi la vérité, convient à tout le monde

Chacun a son avis, et ce n’est pas la fronde

Nouveaux réactionnaires, ne sont que nazillons

En jouant les humanistes, on tombe dans leur panneau

 

« Ne suis pas responsable, de toute cette bagarre »

Ainsi geignait Louis XVI, conduit à l’échafaud

Sur un ton dérisoire, répondit le bourreau

« Ah bon, t’es pas coupable…c’est bien ce qu’on va voir… »

 

Pardonnez cette manie, de toujours me moquer

Quand j’ai du vague à l’âme, je deviens ordurier

Mais sachez mes Amis, j’ai tout élucubré

Artiste bonimenteur, vous présente ses regrets

 

En prendre et en laisser, ça je vous fais confiance

Ne vais pas vous blaser, de fausses confidences

Malheur, si vous marchez, à toutes mes folies

Z’allez me retourner, de belles tournures d’esprit

 

J’ai marre, de commenter, toutes mes défécations

Bin, oui, je fais des vers, mais par cogitation

Est bizarre le mec, sûrement polisson

Il estropie la langue, faut lui faire la leçon

 

Armées de procureurs, se pointent à mon chevet

Excusez mes seigneurs, je suis en bonne santé

Mourir de mon vivant, je n’ose l’espérer

Que se survive mon œuvre, pas ma tasse de thé

 

Je suis lancé comme frelon

Les heures tournent, sans m’arrêter

Ça marche ainsi, dans mon citron

Car mon horloge est déréglée

 

Ultime rappel, suis éreinté

Dois refroidir, ma centrale

Pas nucléaire, mais surchauffée

Suis impayable, donc libéral (encore un mot fâcheux, pour socialos pointilleux) 

                                               JC Blanc     janvier 2014  (ma vie d’artiste)

Cent balles de philosophie par Jean Claude Blanc
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