Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Grégory Baudouin

Grégory Baudouin

Patriote et Républicain, ancien membre des Troupes Aéroportées, Président-Fondateur du Cercle Jean Moulin, mes références sont Jean Pierre Chevènement & Jean Moulin.


Je ne défendrai pas ces généraux, fussent t’ils anciens combattants par Grégory Baudouin (+ communiqué ASAF et article Slate bio sommaire du Gal Piquemal)

Publié par grégory baudouin sur 8 Février 2016, 22:45pm

Catégories : #Grégory Baudouin, #la Chronique

Le jeune homme de 34 ans qu’il était, regardait par la fenêtre de l’Assemblée Nationale, les évènements de la rue. Que d’agitations. Cela tranchait avec les ors de la République. Il aimait venir à l’Assemblée Nationale où siégeait la représentation du peuple. Son père avait lui aussi représenté le peuple. Lui avait été Conseiller Général, et même vice-Président. Certes il n’avait pas été Député de la Nation, mais représentant du peuple, néanmoins. Il avait toujours respect et amour pour ce père, mais toujours avec la distance qu’il sied.

 

Aujourd’hui, il se disait que le moment n’était plus à la réflexion, mais plutôt à l’action. Il en avait envie. Il sentait qu’il fallait faire quelque chose. Que feraient ses amis ?

 

  • « Pierre et Robert doivent certainement être tranquilles au Ministère, et je suis ici, coincé avec Pierre ».

 

Ses pensées allaient à Pierre MEUNIER, et Robert CHAMBEYRON, ses amis. Tandis que lui était ici avec Pierre COT, le patron. Il avait bien été mobilisé le 17 avril 1918. Il avait fait ses classes au 2ème Régiment du Génie à METZ, mais trop tard pour aller au front. Il était alors redevenu chef – adjoint à la Préfecture de MONTPELLIER. Il avait besoin d’action, mais ce n’était pas un grand sportif. Seul le ski trouvait grâce à ses yeux, avec Pierre COT, d’ailleurs.

 

  • « Mais où est-il ? »

 

« Il » s’était Pierre Cot. Il se demandait où pouvait bien être son Ministre de patron. Celui pour lequel il éprouvait déjà estime, respect, et très certainement amitié. Alors qu’il voyait les factieux faire mouvement au loin pour venir sur l’Assemblée. Seul la Seine semblait faire rempart de son lit comme un symbole. La France, un élément de la France, la Seyne, l’eau, la vie semblant vouloir se mettre face à la mort, la bestialité des fascistes. Il savait qu’il y avait les croix de feu. Une organisation d’Anciens Combattants, avec à sa tête, non pas un Général, mais un Colonel. Ils aimaient tant la France qu’ils la combattaient… Certains avaient même dû avoir des postes prestigieux, voir même conseillers dans des cabinets ministériels. Il devait bien y avoir aussi quelques généraux, ayant commandés des régiments prestigieux ici, au sein de cette manifestation, aussi composée d’Anciens Combattants. Ils préféraient l’honneur à la défaite, disaient-ils. L’amour rend aveugle et a ses raisons que la raison n’a pas. Mais bien qu’ancien militaire, et même s’il aimait la chose militaire comme on dit, il lui était impossible de soutenir ces ex-militaires, dans ce cas. C’était des putschistes ou des nostalgiques de putsch. S’ils devaient être arrêtés, au cours d’une manifestation interdite, à l’appel de ce qui pouvait s’apparentait pour certains aux nazis d’un dénommé Hitler, qui avait voulu faire un putsch en Allemagne en 33, il se disait :

 

  • « Je ne pourrai les soutenir ». « Je ne défendrai pas ces généraux factieux »

Il les avait vus, de ses propres yeux, alors qu’il était envoyé en représentation, au cours de l’un de leur congrès anniversaire. Ils étaient beaux au cours des défilés, ça avait de la gueule. Mais surtout il les avait entendus. Non pas dans les discours attendus, mais après deux jours et demi de congrès, après un bon repas bien arrosé. Ils avaient tous, du général aux hommes du rang, entonnaient des chants militaires. Tous, cela était bel et bon. Jusqu’à l’emballement, et ce Général, qui debout, sur une chaise, avait chanté des chants fascistes, et s’était marré à l’issue en disant :

 

  • « Je ne savais pas qu’il y avait autant de fachos parmi nous !! »

 

S’il était là celui-ci, il aurait alors beau jeu de dire que la manifestation était Républicaine. Lui et d’autres vomissaient la gueuse. Il aurait beau jeu de dire la manifestation pacifique. La Police avait signalé que des nerfs de bœuf trainés, ici et là, dans quelques poches dissimulées.

 

En ce 6 février 1934, cette manifestation aurait voulu faire s’écrouler la République, mais elle l’a fit à peine frémir. Cette manifestation ne fit que conforter Jean-Moulin dans son amour de la France, de la République, et de la Nation. Il savait qu’il vouerait sa vie à celle-ci.

 

Par le ciel, partout, pour tous, avec vigilance et persévérance, l’heure du repos n’est pas arrivée. Que le Force soit avec vous, Salut et Fraternité.

 

Je ne défendrai pas ces généraux, fussent t’ils anciens combattants par Grégory Baudouin (+ communiqué ASAF et article Slate bio sommaire du Gal Piquemal)
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents