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Grégory Baudouin

Grégory Baudouin

Patriote et Républicain, ancien membre des Troupes Aéroportées, Président-Fondateur du Cercle Jean Moulin, mes références sont Jean Pierre Chevènement & Jean Moulin.


Duralex sed lex verde par Grégory Baudouin

Publié par via le Cercle Jean Moulin sur 5 Juillet 2020, 12:38pm

Catégories : #Grégory Baudouin, #justice, #vert, #municipales, #sécurité, #Mitterrand, #Poutine, #référendum, #écologie

Duralex sed lex verde par Grégory Baudouin

La poussée du vote écologiste dans les métropoles est incontestable mais ne doit pas faire oublier trois choses :

 

  • l’électorat des métropoles n’est pas tout l’électorat, loin de là. L’hétérogénéité du vote exprime déjà la fracture sociale. On constate que ce qu’on appelle les CSP+ se sont réfugiées dans le vote écologiste, comme le peuple se réfugie dans d’autres votes protestataires qu’il soit LFI, NPA ou ex FN ;
  •  il ne s’agit pas là d’un vote écologiste mais POUR les écologistes. Il suffit pour s’en persuader de regarder autour de soi le comportement des citoyens pour savoir combien l’écologie compte dans leur vie au quotidien avec, par exemple, ces milliers de masques et gants qui jonchent trottoirs, chaussées et maintenant plages ;
  • devant l’urgence environnementale, il y a l’urgence démocratique. L’abstention touche principalement l’électorat populaire. La poussée écologiste risque de télescoper la crise sociale à l’horizon. Il faudra beaucoup d’intelligence aux responsables politiques, quelle que soit leur sensibilité, pour concilier la lutte pour une économie décarbonée, le souci d’une croissance sociale et le retour aux principes républicains.

 

Au vu de l'abstention record dans le pays, tous les Maires élus se devront à l’humilité au cours de leur mandat.

 

Humilité que n’a pas su avoir le 1er Ministre Fillon. Il n’a pas su l’avoir pendant qu’il occupait la fonction. Il n’a pas su l’avoir une fois rentré dans la Sarthe. Il ne l’a pas eu (c’est un euphémisme) au cours de sa campagne, campagne qu’il ne pouvait pas perdre et il ne l’a pas eu devant la justice.

 

Le souci est que celle-ci, voulant véritablement se démarquer, démontrer son indépendance du pouvoir, a tendance maintenant à taper encore plus fort sur le politique, plus que sur le justiciable quidam.

 

Et pourtant, nous avons toujours en France cette justice à trois vitesses. Trois et non pas deux.

 

La justice des gueux. Ceux qui n’ont pas d’adresse postale, pas d’adresse fiscale, ceux que d’aucuns appellent « les racailles des quartiers » (locution que je me refuse à utiliser), ceux qui ont une intelligence surdéveloppée pour réussir à passer à travers les gouttes.

 

La justice des quidams, vous, moi. Connu fiscalement parlant, ayant adresse en banque et à domicile. Ceux qu’on peut « taper » (1) allégrement à 6H du matin. Ceux sur qui la justice sera impitoyable et qui n’auront que rarement les moyens de se payer un avocat, si ce n’est celui ayant loupé sa carrière et qui se sera spécialisé  (comme un que je connais sur Mâcon) dans les IPM (Ivresse Publique et Manifeste), les cocus et les chiens écrasés.

 

La justice des nantis. Ceux qui peuvent ester en justice et prendre avocat parmi le gratin. Pour ceux-là comme les premiers, peu de soucis, ni judiciaire, ni mental, ni psy.

 

Et puis, caste à part, il y a les politiques qui ont par trop abusé de privilèges, qui se sont cru puissants, oubliant qu’ils ne tenaient de puissance qu’humaine et que l’humain versatile souvent est. Et paradoxalement, désirant l’oublier, le politicien qui aura voulu faire une carrière, servir une ambition, la sienne et non pas celle de la France, sera devenu au fil du temps clientéliste. Ne pouvant plus l’être à l’ancienne en distribuant des enveloppes, il sera devenu clientéliste communautariste, ne voyant pas que pour s’attirer les bonnes âmes, il se coupait de la France et de la République.

 

En plus d’être jugé par le juge, le voilà jugé par le peuple qui ne croit plus en lui. Et s’il devait en être une démonstration, si ces derniers avaient fait au moins une démonstration, ce serait le mouvement des Jaunes. On y a trouvé de tout et surtout du n’importe quoi. Pas tant au niveau des revendications, à tout le moins celles du départ qui pouvaient sembler justes et de bon sens, jusqu’à ce qu’ils se fassent infiltrer par des factieux de la fange d’extrême et notamment celle de droite. Ce mouvement a été beau dans ses prémices. Il l’a été à son début. Hélas, aucune figure n’a émergée, ou simplement du fait de prétendues « violences policières ».

 

0,01% de blessés graves dûs aux Forces de l’Ordre … 0,01%... Notons que les FDO ont été d’un sang-froid exemplaire, à une minorité près. Pour exemple, au cours du saccage de l’Arc de Triomphe de la Nation, que personne ayant une once d’intelligence ne peut cautionner ni justifier, ou ces FDO mises au sol par une dizaine d’individus n’ont jamais sorti leur arme. Aux USA, en Russie et ailleurs dans des « démocraties », les FDO auraient sorti les armes à feu et tiré dans le tas depuis longtemps. Louons donc le professionnalisme de nos FDO. Notons que ces bien-pensants, une fois interpellés, ont tous eu la même ligne de défense, les même éléments de langage et gestuels : 1° ça a pleuré à la barre 2 ça a plaidé comme des gosses pris en flagrant délit de doigt dans la confiture « c’est pas moi », «  j’ai pas fait exprès », « c’est pas ma faute », « je sais pas, j’ai pété un plomb »…  Et bien non, même là, il y avait erreur. Un chroniqueur radio disait ce jour « enfant, j’étais amoureux de Mae West. Elle avait tant de formes que j’eusse été bien, mais perdu en son sein ». Il n’a pas dit « j’l’aurai bien mise c’te salope aux gros nibs » ; et bien là aussi, on ne dit pas « j’ai pété un plomb » à un juge, on dit « j’ai perdu l’esprit ».

 

Il en use et abuse. Une ci-devant députée de la nation (qu’elle gerbe), par l’erreur d’un contexte historique, se permet de dire au sujet du nouveau 1er Ministre « Homme blanc… ». Que n’aurait-elle crié, meuglé si au moment de son élection, ou pendant qu’elle voulait organiser « des universités d’été non mixtes radicalisées », si on avait dit d’elle « femme noire ».  Je n’ose imaginer les cris d’orfraie de la gÔche.

 

Laquelle gÔche a bien essayé de se raccrocher aux branches avec l’écologie. Mais de vague verte, il n’y en a point eu. Prenons l’ensemble des villes de France et de Navarre et cela me fait mal de le dire : le plus grand nombre de villes est à droite et tenu par l’ex-UMP. Il n’y a pas eu de vague verte, ou une vaguelette dans quelques grandes villes qui ont occultées la réalité du terrain à savoir le maintien des positions de la droite ce qui explique que le Sénat est encore et toujours, à une petite parenthèse près, à droite.

 

Quand je vois ces écolos, quand j’en entends certains qui disent aimer la terre, et parfois aimer plus que tout la terre plutôt que les humains, il en est qui sont complétement hors sol. Il ne suffit pas de manger du quinoa et mettre des bouteilles en plastiques dans la poubelle qui va bien pour être proche de la nature. Je veux bien prendre n’importe lequel de ces écolos urbains afin de les amener avec moi crapahuter dans la nature sans eau, sans vivre et juste quelques outils. « T’es proche de la nature ? Alors maintenant marche sans impacter la nature, mange et boit grâce à la nature, dors dans la nature ». Je sens des barres de rires en rase campagne.

 

Alors ces « conventionnelles » ont sorti de leur chapeau 149 propositions. Parmi celles-ci, il en est qui sont de véritables Lapalissades, d’autres qui tombent sous le sens ; certaines dont on peut dire qu’il n’y a pas besoin d’avoir fait l’ENA pour la pondre et une minorité, epsilon, sont effectivement des mesures écolos qui sortent des poncifs. A ces conventionnels, je préférais ceux de François Mitterrand. A ces 149 propositions, je préférais les 101 propositions de … François Mitterrand, ou celles de « changer la vie » écrites à l’époque par un dénommé  Jean-Pierre Chevènement.

 

Le Président Mitterrand, avec lequel j’ai beaucoup de divergences et notamment depuis 1983, avait dit « je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n’y aura que des financiers et des comptables ». Il ne se doutait pas combien sa parole, dans ce cadre, était à la limite de la prophétie.

 

La Russie, elle, a retrouvé un grand Président. Je ne suis pas poutinolâtre mais il est vrai que, sorti de quelques menus problèmes de démocratie, il faut reconnaitre « qu’il a des couilles ». Il est de ces dirigeants qui auront eu une ambition pour eux mais aussi pour leur Nation ; et le dernier référendum qu’il a organisé est un vrai référendum, avec une vraie question qui engage l’avenir de son pays, à la différence de référendumnounet à questions et réponses multiples qu’on voudrait nous soumettre. Cela me fait un peu penser à ce président qui, parce qu’il se devait de panthéoniser une personne sous son mandat (cela n’a rien d’obligatoire),  a été à l’image de son mandat infichu de faire UN choix et en a mis quatre, parmi lesquels je n’en n’aurais pas mis un.

 

Gageons que l’avenir dira si ces grands dirigeants ont eu raison, si la justice des hommes a eu raison de les juger. Celle de l’histoire parlera.

 

Par le ciel, partout, pour tous, que la Force soit avec vous.

Salut et Fraternité.

 

 

(1) terme policier signifiant interpeler

 

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