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Grégory Baudouin

Grégory Baudouin

Patriote et Républicain, ancien membre des Troupes Aéroportées, Président-Fondateur du Cercle Jean Moulin, mes références sont Jean Pierre Chevènement, Jean Moulin et le Général de Gaulle


Fondation Charles de Gaulle : le mot du Président Hervé Gaymard

Publié par GB sur 29 Novembre 2022, 12:59pm


Chères amies,
Chers amis,

L’Afrique et les possessions d’outre-mer dans tous les océans, auront été la matrice de la France Libre. Dès l’été et l’automne 1940, la Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Hébrides, la Polynésie Française, ainsi que l’Afrique Équatoriale Française lui donnent une assise territoriale. En 1941, c’est le tour de Saint-Pierre et Miquelon, qui suscite une tension insolite avec les États-Unis de Roosevelt, comme nous l’a rappelé récemment Jean Lebrun dans un très beau livre (Ici Saint-Pierre et Miquelon, Bleu Autour éditeur). À la fin de l’année 1942, après des péripéties qui auraient pu être évitées, Djibouti, Madagascar, les Comores et La Réunion, sont enfin réunies sous la croix de Lorraine, en attendant les Antilles en juillet 1943. Nous revenons dans cette livraison sur les évènements de La Réunion, où un des premiers Français Libres fut le Prince Vinh San, ancien Empereur d’Annam, déposé et contraint à l’exil par le pouvoir colonial en 1916. S’il n’était mort dans un accident d’avion en 1945, après une très belle guerre, il aurait pu, selon le vœu du général de Gaulle, jouer un rôle majeur en Indochine. C’est le gouverneur Capagorry, Compagnon de la Libération, qui représente la France Libre. Au milieu des années 80, j’avais vu son nom sur une boîte à lettres devant une modeste maison des hauts de Tananarive. J’avais frappé à la porte. On m’avait répondu qu’il était décédé quelques années plus tôt.
 
Nous rendons également hommage à d’autres grandes figures gaullistes, comme Hélène et François Missoffe, dont une rue à leur nom vient d’être inaugurée dans le XVIIème arrondissement, que cette belle famille, jusqu’à Françoise de Panafieu, aura marqué pendant près d’un demi-siècle. François Missoffe était un Seigneur, ne parlant jamais de lui, alors que son parcours était exceptionnel. Il est avec Jean Sainteny en Indochine, député, ministre, ambassadeur, il marquera par son élégance et sa fidélité au général de Gaulle tous ceux qu’il aura croisé. Députée, sénatrice, ministre, Hélène Missoffe était une femme de conviction, et incarnait cette douce fermeté, servie par une belle voix, devant laquelle on ne pouvait que s’incliner. Alain Larcan, à qui nous rendons également hommage, appartenait à cette lignée de grands médecins qui furent également de grands intellectuels, comme nous le rappellent Charles Ficat et David Valence.
 
Au sommaire également de cette lettre, nous éclairons l’actualité en vous donnant à lire une très pertinente analyse de notre ami Renaud Girard sur la diplomatie allemande, qui ne laisse d’interroger. La tectonique des plaques, à l’œuvre depuis bien des années, ravivée par l’agression russe contre l’Ukraine, aura-t-elle raison de l’entente franco-allemande, dont le soixantième anniversaire devrait être célébré en janvier prochain ? Sans céder au pessimisme, soyons conscients de la gravité de l’heure. Et espérons que les dirigeants, des deux côtés du Rhin, aient conscience de leur responsabilité historique. Notre vice-président Jean-Marie Dedeyan nous permet de sa plume claire de comprendre les enjeux de la cyberdéfense.
 
Je voudrais saluer la parution du deuxième volume des Mémoires de notre ami Jean-Noël Jeanneney, Le rocher de Süsten II, formidable voyage dans l’histoire politique et intellectuelle de la France, œuvre d’un historien, homme politique et serviteur de l’État, servie par un style élégant, qui ne dédaigne pas le trait acéré pour brosser de savoureux portraits. Comme dans le premier volume, beaucoup de références soulignent la filiation gaullienne originale de l’auteur, mêlée de ce clemencisme qui nous réunit également.
 
Je vous laisse découvrir notre riche sommaire, et en cette fin d’année je voudrais remercier Catherine Trouiller, directrice des publications et des expositions, et Jean-Baptiste Berque, responsable de la communication, sans qui cette Lettre ne serait pas.


Hervé Gaymard
          



 
 
 
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